Mages et démons : L'aventure débute


 
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 Monarch

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Monarch
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MessageSujet: Monarch   Dim 9 Sep 2007 - 0:23

Monarch





Fiche de personnage:


Nom: Azrantor
Prénom: Raphaël
Appellation: Monarch
race: angélique ( race spéciale, peut se résumer en la description suivante: Homme doté d'aile et d'une incroyable longévité, ce sont de bon mages maitres des aires qui sont en revanche assez patauds sur terre et ne sont pas très à l'aise lors de combat au corps à corps )
âge:11ans
classe:shaman
métier: chasseur de démons
alignement: neutre
expérience: 810/1

statistiques:
force: 5
endurance: 3
dextérité: 9
sang froid: 3
éloquence: 5
intelligence: 8
sagesse: 2

Pvs: 55
nb: Pour le calcul des pvs j'ai prit la base des humains qui est sans doute la plus proche de celle des anges.

Possessions:


///


Compétences:


///


équipement:


///


Bourse:

///


Description physique:


Parfois on le croise sans même le reconnaitre, il a sut se faire un et plusieurs, se fondre dans les foules et s'extirper de la masse la survolant avec agilité. C'est un être de terre et de chaire et un être du ciel et de la lumière, il est multiple.
Monarch est un ange. Cela en soit le distingue des hommes à qui son corps tend à le rapprocher, mais il en résulte des conséquences bien plus complexes et multiples. En outre il est un être d'une grande finesse autant logique que physique. Sont corps est doux, composé de courbes agréables, couvert d'une peau remarquable et orné d'un visage qui sans se démarquer par ses trais ne semble pas posséder la moindre imperfection.
On remarque avant tout ses long cheveux noirs qui cascadent de chaque coté de son visage ou bien sont rabattus dans son dos, et quoi qu'il en soit encadrent élégamment son visage. Ce visage en particulier possède un regard très spécifique à la fois puissant et discret qu'il est difficile de croiser sans se sentir jugé mais qu'il ne faut pas craindre pour autant. Ces yeux noir sans être très profond se fondent assez bien dans son visage pâle qui tend à effacer toute trace d'expression. Son nez est assez quelconque tout comme sa bouche, il n'ayant rien de particulier, ne sont pas désagréables à la vue et se fondent aussi bien dans ce visage que les yeux. Un visage qu'il est difficil de définir, qui tient de l'homme et de la femme sans qu'on puisse dire des deux lequel est le plus marquant et qui disparait rapidement de la mémoire. Un visage enfin qui a sut garder la noblesse de son passé et qui trahit son rang de prince. Le reste de son corps est bâtit sur le même principe. Ses membre fin possèdent une grande force pour leur apparence sans pour autant égaliser celle de grands combattants. Ce sont des membres agiles d'une rare blancheur qui se déploient avec élégance et savent d'instinct quelle est leur tâche. Enfin le caractère ange, bien sur signifie aile. Deux larges ailes. Dans la société angélique l'envergure des ailes est un signe de noblesse, un attribut qui en dit long sur le potentiel de son porteur. Monarch possède sans doute l'une des plus larges paires d'aile qu'il ai rencontré. Des ailes d'un noir profond, parfois ternies d'une couche de poussière mais toujours très impressionnantes surtout pour de simples hommes.
Généralement quand il arrive dans une nouvelle ville, il préfère cacher sa véritable nature et se camoufle en un étrange personnages affublé d'une large cape et le visage caché sous une capuche sombre. Il est alors aisé de le confondre avec un brigand ou un clochard, une impression immédiatement démentie si l'on parvient ne serait-ce qu'à entrevoir ses yeux. Le reste du temps il porte son vieil habit de Monarque, c'est à dire une tunique pourpre ornée d'argent dont l'ancienneté à déchirer le tissus en de multiples endroits. Sa chemise blanche autrefois très élégante à subit le même sort, ainsi que son pantalon qui part en lambeaux.


Description morale:

Si ses apparences sont déjà multiples, son esprit l'est encore d'avantage. Sa nature faisait déjà de lui un personnage de raison, son expérience particulière en fait un être d'incertitudes. Il est impossible de savoir ce qu'il se passe dans sa tête et cela reste très difficile même part télépathie tant ses pensées peuvent être confuses. Certains traits de son caractère sont de simples programmations qui sont récurrents et peuvent servir de référence, mais il vaut mieux ne pas penser le connaitre si facilement. Malgré tout cela il possède une intelligence assez rare et ses longues réflexions font qu'il ne se trompe que rarement. Ceci lié à son éloquence en font, lorsqu'il daigne parler un partenaire de conversation des plus intéressants.
Parmi ses principaux traits de comportement on ne peut pas oublier de mentionner sa haine naturelle pour les démons et son désir presque paradoxale d'en protéger les autres. Il sera le premier à courir à la défense d'une ville qu'il pourra pourtant détester pour ses idéaux, ses habitants, son fonctionnement, il pourra donner sa vie pour des personnes qu'il ne connait pas, à l'unique condition que leur vie soit menacée par des démons. Il ne se bat que contre les démons et se bat toujours contre eux. Ainsi il ne prend parti dans aucune guerre opposant des peuples “saint”, aucun combat, aucune querelle. Il est seulement un gardien, neutre et externe.
Son habituel silence est ainsi parfaitement naturel. Il a pour habitude de ne répondre à aucune provocation et cela même si il a des faiblesse et peut finir par céder. Il n'hésite dans ce cas nullement à faire preuve d'autant de cruauté qu'envers les démons et n'a pas pour habitude de laisser la vie sauve. Il est parallèlement très difficile d'accès, préfère amplement la solitude au tumulte des rues et il est rare de pouvoir s'entretenir longuement avec lui. En revanche son amitié est une valeur sure, aussi solide et durable que la roche et peut parfois sortir de situations embarrassantes.
Monarch lui même ne se remet plus en question, il a assimilé ce qu'il considère comme sa mission et il est impossible de l'en détourner. Il conserve la mémoire de nombre de ses amis perdus et se sert de cette force. Il n'a aucune considération pour le reste, n'a d'estime pour aucune valeur matérielle et n'affectionne pas les personnages qui l'entourent. Son esprit est avant tout tourné sur lui même, sans pour autant que cela puisse s'apparenter à de l'égoïsme.


Dernière édition par le Sam 22 Sep 2007 - 0:36, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Monarch   Dim 9 Sep 2007 - 0:24

Historique:

Introduction:
naissance


Il est là, debout dans l'ombre rassurante de l'embrasure de la porte. Ses cheveux noirs cascade de jais descendent sur son visage et s'écrasent avec volupté sur sa poitrine. Un œil accroche un éclat de lumière et brille dans les ténèbres de son visage. Il est parfaitement impassible, et c'est pourquoi il est là. Il s'appelle Ulrich, chacun sait ses qualités de soldat, loyal et irréprochable. C'est le garde favori de la famille royale, un chevalier inégalé qui inspire respect et admiration à tous et chacun. Quelques uns de ses congénères lui font face chacun d'eux affichant une anxiété malsaine. Ils sont tous nobles, sont pour la plupart des hommes de politique, des proches de la famille royale. Ils attendent avec impatience, ne parviennent à garder leur calme. Ils échanges quelques paroles, on perçois un murmure, bourdonnement sourd et oppressant. Il y a Sir Konrad, le frère de l'actuel Roi, deux membres de la garde royale, une poignée de ministres, un riche marchand. Chacun attend, le garde est de marbre, bientôt il s'écartera, laissant libre passages aux personnes en présence les laissant admirer le nouveaux né, leur futur souverain.

*
* *


Harod fit le tour de la pièce circulaire d'un pas nerveux. Ses ailes rétractées dans le dos il observait l'œil méfiant un déchut assis au centre de la cellule. Le personnage avait subit la sentence ultime avant même d'avoir été jugé et semblait empaqueté dans un sac de toile noir. Seul sa tête rasée en sortait affichant l'éternel rictus de haine et de provocation que l'on connaissait à ces malfrat qui avaient l'extrême audace de commettre l'irréparable. Lui l'avait fait plusieurs fois à ce qu'on disait. Une fois suffisait généralement mais lui était allé plus loin. Ses méfaits n'avaient pas même besoins de passer devant un tribunal.

“Ah, Parle pauvre imbécile! Parle Yasull, tu n'as plus le choix”

Le capitaine lui empoigna le haut du crâne et lui écrasa la tête sur la table de bois.

“Parle, raconte nous, quelle est cette malédiction? La perte de tes ailes ne t'as pas suffit? Sache que tu perdras tout ce qu'il te reste tout et la vie en dernier! Tu n'imagine pas encore les souffrances que l'on réserves à ceux de ton espèce! Et toi... ah toi mon gars tu vas être le plus chouchouté de tous crois moi!”

Harod parlait à l'oreille de son prisonnier sans même baisser la voix. Il hurlait ou bien murmurait avec sadisme ses menaces successives sans pour autant toucher son auditeur. Il se redressa, soupira et inspira s'apprêtant à hurler.

“Bill! Bill je crois que c'est ton tour!”

La porte de la cellule s'ouvrit, à la volée sur un ange à a fois fin et ferme dont les cheveux blond et bouclés contrastaient particulièrement avec l'expression haineuse qui se dessinait sur son visage lui faisant perdre en crédibilité. Il portait une imposante malle en bois qu'il posa sur la table dans une expiration symbolisant l'effort acharné, puis s'y accouda et regarda le criminel droit dans les yeux avec un mélange de curiosité et de mépris.

“Ah, je vais donc avoir le privilège, l'honneur, de torturer le pire félon que notre royaume ait jamais connu!”

Il se redressa avec un légers sourire de satisfaction, ce n'était pas tout les jours qu'on devenait le plus grand bourreau du royaume. L'échec ne lui était en revanche pas permit, il ne semblait pas douter de lui. De deux geste experts, il dégrafa les attaches de la malle et ouvrit la caisse sous les yeux du supplicier.C'est alors que l'on entendit pour la première fois la voix rauque et sinistre du déchu.

Haha, bande d'ignares barbaresques, j'ai mit des ans à confectionner cette malédiction, elle est parfaite en tout point et me lie directement avec le souverain fils. Si vous me tuez il mourra avec moi! Il deviendra bientôt votre tirant; le plus infecte que vous n'ayez jamais supporté et tendis que le royaume s'effondrera, ma puissance ne cessera de croitre!

Il étouffa un hoquet de douleur quand, d'un puissant crochet du droit Harod l'envoya s'écraser au sol. Son sang gicla et souilla le sol, il cracha et se força de rire avec démence.

“Nous ne nous sommes pas bien comprit... M. Yasull si je ne me trompe”

Bill qui venait de parler saisit un instrument dans sa malle, fit mine de l'examiner, le reposa et en prit un autre. Il s'approcha alors du corps avachit du déchut, tata du pied les moignons de chaire carbonisés qui déformaient son dos. Sa démarche calme et désinvolte ne semblait pas vraiment adaptée à la situation mais en fait c'est le personnage lui même qui ne semblait pas adapté à la situation. Il semblait si gentil, si innocent... et il parlait avec tant de haine, tant de mépris...

“Vous allez parler mon ami, je vous assure que vous allez parler, toute malédiction possède sa contre malédiction, tout comme chaque poison possède son antidote... tout comme chaque criminel possède son justicier !”

Bill s'accroupit juste à coté de son “cobaye” il lui passa lentement la lame édentée qu'il avait prise sur la joue, éveillant par ce contacte froid un frisson de terreur, sa voix se fit plus calme, plus musicale. Bill n'était pas un justicier et il le savait, il était bien plus bas, moins noble et moins romanesque mais il ne croyait pas plus en l'existence de réelle justicier qu'en la capacité d'un être vivant à résister à ses tortures.

“Pour commencer, sachez que tout bon bourreau de notre royaume maitrise à la perfection des domaines de torture très variés, je vais commencer lentement pour ne pas vous perdre, pour que vous sachiez que chacune des douleurs que vous éprouverez et qui vous paraitra la pire que vous ayez jamais ressentit, sera suivit d'une douleur pire encore et cela jusqu'à ce que votre langue se délie, et que vous nous avouiez tout ce que nous devrions savoir sur cette malédiction... tout jusqu'à sa contre malédiction... Car vous allez parler mon ami, oui je vous assure que vous allez parler...”

*
* *


“Sir ?”

Jormungan entra lentement dans la salle du trône. La pièce royale avait été spécialement préparée à un évènement aussi important qu'une naissance. La cour qui y demeurait sans cesse semblait s'être volatilisé, laissant au sol de marbre sa propreté originale et à un tel point que le domestique pouvait s'y regarder comme dans un miroir. Le Roi était avachi dans un siège à l'ombre d'une colonnade latérale, il sembla s'extirper de pensés tourmenter tout en levant le regard vers son amis et servant qui venait d'entrer.

Ah Jorm, Jorm, ai-je fait le bon choix? Que va dire le peuple? Que dit-il déjà à propos de cette naissance?

Le sourire forcé du serviteur s'effaça subitement, il soupira avec retenue et se rapprocha de son souverain. Les sièges alignés où il se tenait étaient généralement réservés aux députés, des hommes de politique que l'on voyait de plus en plus souvent et cela malgré le renouvèlement de la chambre nécessaire au bon fonctionnement d'une démocratie. Jormungan prit place sur un siège voisin de celui de son monarque.

“Le peuple dira ce qu'il dira mais il ne peut vous forcer à vous débarrasser de votre fils. Chaque vie en notre royaume est sacrée et ne doit être détruite, c'est une règle établie depuis des millénaires et nous ne ponvons rompre la tradition!
_ Ah la tradition, mon fils est maudit! Maudit, et Yasull, le déchut qui est la cause de tout ces maux n'a pas parlé, il est mort et son secret avec lui!

Le domestique acquiesça en silence il comprenait le désarroi de son souverain et ami et plus encore le partageait. Il était autant attristé de la situation et sentait autant concerné, tout comme tout ange responsable de la citée. Les anges, aussi longtemps que porte la mémoire des leurs, n'ont jamais été capable de se reproduire. Les textes ancestraux racontent que ces homme ailés ont obtenu vie éternel en échange de leur pouvoir de procréation et que leur vie entière doit servir à la protection des autres espèces, protéger les hommes des démons qui menacent de les envahir. Les prophéties qui menaçaient le prochain fils étaient toutes aussi sombre et peu encourageantes les unes que les autres, on s'était tout de même accordé pour dire qu'un tel évènement signifierait le renouveaux de la race et une certaine renaissance. L'apparition d'un fils avait donc été l'une des plus grandes sources d'optimisme jamais observée depuis 1564 ans, où une entité divine s'était manifesté dans la salle du trône. Elle avait ravivé les cœurs, produit une effervescence bienfaitrice remarquable... La malédiction proférée par Yasull avait anéanti tant de vie...

“Sir, nous ne savons pas encore quelles seront les conséquences de cette malédiction, nous ne sommes même pas sur que votre fils soit réellement affecté. Gardez espoir, seul le temps nous dira si vous avez bien agit”

Marquant une pause il posa la main sur l'épaule de son Roi, se voulant le plus rassurant possible.

“J'ai confiance en vous, je sais que vous avez fait le bon choix... à présent venez admirer votre fils, je ne sais pas si il apportera la destruction mais il est magnifique, digne de son père!”

Quand, plusieurs minutes plus tard, le roi entra dans la pièce de la naissance, un ange nu et blafard s'extirpait encore avec difficulté des dernier morceaux de son cocons. Ses ailes étaient aussi noir que ses cheveux et d'une envergure tout à fait remarquable. Son corps enduit d'un liquide visqueux et verdâtre était une merveille de finesse et de beauté, peut-être ce que certains anciens appellent non sans une certaine mélancolie la jeunesse mais quoiqu'on put en dire ce fils était une incarnation de la perfection. Depuis sa peau nacrée au charisme de son visage, son corps était une perle. En aucun cas il ne pouvait, conformément à la malédiction, apporter avec lui la chute du royaume. Cela semblait si improbable, si blasphématoire.

Mon fils!

Sans plus attendre, le Roi, qui semblait avoir regagné sa vitalité et sa joie de vivre, courut vers son fils, son fils bel et bien maudit, et le prit dans ses bras comme le trésor le plus précieux qu'il est permit de contempler en ce monde. Tendis que l'étreinte durait, que le fils qui ne connaissait rien de la vie comprenait la marque d'amour dont il faisait l'attention, qu'une larme de bonheur coulait sur la joue du père et que les quelques personnes présentes observait la scène sans penser au conséquence de cette naissance, le royaume amorçait bien malgré lui une déchéance annoncé non seulement par une malédiction mais surtout par une incroyable flopée de prophéties.

Mon fils..Mon fils !


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MessageSujet: Re: Monarch   Dim 9 Sep 2007 - 0:25

Première partie:
Prophétie et malédiction


Sa chambre était plongée dans une pénombre que deux chandeliers ne parvenaient pas à dissiper. La large fenêtre béait sur une nuit profonde et ténébreuse qui s'insinuait dans le palais par la moindre ouverture et glaçait le sang jusqu'au cœur. Il avait l'intime conviction que quelque chose de mauvais se tramait. Depuis un moment le monde autour de lui semblait tomber dans une étrange déchéance. Les meurtres, actes intolérables puisque la population ne pouvait que diminuer, se multipliaient, les rébellions se montraient de plus en plus audacieuse et le royaume était au bord de la guerre civile. Raphaël se leva lentement. Du haut de ses huit ans il avait déjà acquit une expérience plus qu'abondante. Si les anges avaient une incroyable longévité, ils étaient aussi particulièrement précoce et dés ses six ans le jeune prince ne se distinguait plus des anciens de la cours. Il s'était fait des amis, pour la plupart des partisans de son père, mais s'était fait un nombre effroyable d'ennemis. Il n'avait pas eut besoin de les rencontrer, de commettre le moindre affront à leur encontre, il était simplement né, et sa simple naissance avait entrainé tant de choses si inattendues... Ses ennemis le haïssaient pour ce qu'il était, pas pour ses actes.Il était le premier nouveau né de son peuple depuis des milliers d'années, certes cela faisait de lui un enfant de la grâce divine, un miraculé, mais lui même n'ignorait pas la malédiction dont il était affublé. Il savait qu'un fou avait eu la perfidie de le condamner à être la ruine du royaume et les faits récents, de plus en plus probants ne faisaient qu'attiser encore la haine que lui vouaient ses opposants. Depuis qu'il vivait, le monde qui l'avait bercé tombait dans une déchéance alarmante et la véritable guerre civile qui se préparait n'arrangerait rien. Il fit quelques pas, déploya ses ailes et battit l'aire de sa chambre créant une petite bourrasque. Son regard se porta alors immédiatement vers la fenêtre ouverte, il prit un peu d'élan, courant sur le marbre blanc et sauta, s'élançant dans le vide nocturne.

L'air froid de la nuit le gifla littéralement alors qu'il se laissait tomber dans le gouffre qui le séparait du sol de la ville. Gagnant beaucoup de vitesse, il déploya ses ailes et redressa lentement sa course pour planer juste au dessus des habitations. Une célérité grisante et même euphorisante s'était emparé de lui comme à chaque fois qu'il volait. Il lui semblait qu'il dépassait ses pensés, qu'il les laissait loin derrière lui et tous ses problèmes avec elles. Il était libre. Il survola plusieurs pâtés de maison, observa de nombreuses rues, planant silencieusement. Les habitations resserrées se chevauchaient les unes les autres ne laissant généralement la place qu'à des ruelles sombre mais dont l'animation quotidienne faisait des lieux agréables et reposants. Ces derniers temps elles devenaient les receleurs de traquenard, pièges en tout genre. Il voyait ici un incendie, là une véritable bataille de rue, un peu plus loin un meurtre parfaitement gratuit. Il ne savait ce qui le retenait de fondre sur ces égarés, ces citoyens devenus fous et qui, pensant que la fin était proche, accéléraient encore l'inéluctable. Peut-être qu'il s'agissait là d'une simple crainte pour sa vie. Il connaissait ses limites et savait qu'il n'était pas un grand guerrier. Cette incapacité d'agir le faisait enrager.

Bientôt il arriva à la muraille qui ceignait la ville et le royaume avec elle. Au delà le vide et le monde extérieur, le monde des hommes, des nains et des elfes, un monde apparemment si paisible. Quelques battements d'ailes stabilisèrent sa course, la lueur d'un autodafé au pied de l'enceinte attira son attention durant une seconde puis il se pausa sur le chemin de ronde avec la grâce propre à sa race. Il lança un regard au palais, cette tour monumentale qui s'élevait au centre de la ville comme le chêne au milieu du pré. Chaque nuit où il venait se poser ici il ne pouvait s'empêcher d'admirer cette merveille d'architecture dont seul son peuple était capable et qui était à présent le dernier vestige de la gloire passée des Anges. La pensé que tout ceci pouvait s'effondrer et cela à cause de lui le hantait et détruisait lentement son morale. Il s'accouda au rebord du chemin de ronde, au delà de la muraille la mer des nuages, le vide, et en dessous, un autre monde. S'il tournait à présent le dos à la ville et à son peuple, cela en disait long sur lui, sur la situation, sur sa manière de l'appréhender. Il savait que la fuite n'était pas une solution mais il se sentait perdu, ne parvenait pas à tout assumer. Il soupira longuement.


Raphaël

La voie sourde et grave du garde le tira subitement de sa contemplation, il se retourna en un sursaut, dévisagea Ulrich avec étonnement, puis baissa la tête. C'était évident, comment son père avait put le laisser aussi libre que ce qu'il pensait? Il aurait dut se douter qu'on le surveillait et Ulrich n'était sans doute pas le seul garde à s'occuper de sa protection.Le prince soupira encore et se replongea dans sa méditation.

Cette nuit n'est pas sure Raphaël
_La nuit n'est jamais sure Ulrich

Le vétéran retint un imperceptible gloussement, un léger sourire se dessina alors sur son visage plongé dans une ombre éternelle. Il se rapprocha du prince posa une main sur la garde de son épée et déployant lentement ses ailes.

Cette nuit votre vie est réellement menacée, des insurgés sont montés à l'assaut du palais et d'autres arrivent par ici!

Il ne réagit pas, ne savait comment réagir, ce n'était plus temps de philosopher, il devait à présent dévoiler sa maturité, assumer son rôle de monarque. Lentement, il se tourna vers Ulrich, ne pas voir son visage était toujours troublant mais il s'en accommoderait. D'un signe de tête il acquiesça, se mit en positions, les deux s'apprêtaient à faire leur envole quand une dizaine de silhouettes se distinguèrent dans le voile sombre de la nuit. Le timbre sombre de la voix d'Ulrich résonna un instant à ses oreilles.

“Ce sont eux, part devant je vais les retenir.”

Il n'eut même pas le temps d'approuver ou d'adresser un regard à son garde, ce dernier venait d'incanter l'aire déjà lourd en magie sembla imploser de toute part, un soudain nuage de poussière s'éleva englobant toute la zone et sortant de nul part. Le sol même semblait s'effondrer sur ses pied pour retourner à la terre maternelle. Malgré tout son désir de rester pour combattre il approuvait le choix de son mentor, d'un coup d'aile il s'éleva gagna vite en hauteur pour surpasser la zone de combat qui grondait déjà de toutes part. Il s'extirpa du nuage de poussière et mit immédiatement le cap vers le palais. La nuit couvrait encore la bataille, on voyait par endroit les lueurs caractéristiques de buchers mais le désastre ne serait vraiment visible qu'une fois le jour levé. Un regard en arrière lui dévoila un nuage se dissipant sur quelques cadavres de malfrats. Un insurgé le suivait de loin, une ombre surgit alors d'une ruelle sombre, l'éclat éphémère d'une épée longue attira son œil aiguisé puis il contempla le cadavre de son poursuivant chuter vers le sol, le corps en deux morceaux. La silhouette immobile d'Ulrich sembla le regarder un instant puis plongea vers un nouvel adversaire. Il fut en quelques minutes à la base du palais, deux gardes vinrent presque immédiatement à sa rencontre. Le sang tachait leurs uniformes et leurs armures, jusqu'à leurs visages habituellement si agréables. Le royaume semblait sombrer dans la barbarie.


“Mon prince, Venez vite, il en arrive de toutes parts, ils assiègent le palais, vous devez vous mettre à l'abri.”

Sans même attendre sa réponse, ils l'empoignèrent, l'attirèrent vers le pied de la tour où d'autres gardes attendaient statiques et méfiants. Ils se posèrent sans ménagement sur une terrasse, une porte ouverte menait vers l'intérieur. Sans une seconde de répit il le poussèrent dans le palais, lui répétant sans cesse de se dépêcher. Une explosion perfora subitement la terrasse projetant roche et poussière, ils fermèrent la porte derrière eux, la vérouillèrent. La coursives où ils déboulèrent était déjà pleine de soldats qui courraient l'arme au poing vers un lieux à défendre, on le mena en sens contraire, descendant les escaliers, pénétrant dans les souterrains du palais. Chaque nouvelle porte à franchir semblait gardée par une armée et pourtant les explosions qui ébranlaient le palais se multipliaient. Quand il était sortit de sa chambre, tout avait encore l'aire si paisible, la situation avait donc dégénéré à une vitesse incroyable, lui même n'en revenait pas, il se laissait guider dans les méandres des niveaux inférieurs. Souvent un soldat le reconnaissait et le saluait de la tête, il n'avait jamais le temps de rendre le signe et disparaissait dans un couloir sombre. C'est seulement après une interminable course dans les labyrinthes sous le palais qu'ils arrivèrent dans une espèce de chambre forte. Il croisa le regard d'un ou deux des héros de son peuple, reconnut Vangard le lancier de feu, Ydrill l'un des plus grands mages qu'il connaisse. Un peu plus loin son père et Jormungan semblaient absorbé dans une discussion mouvementée. L'un d'eux leva la tête immédiatement suivit de l'autre leur regard se posèrent sur le prince un sourire forcé se dessina sur leurs visages abattus.


Le ciel soit loué, mon fils, tu es vivant!

Le roi couru vers l'innocent responsable de tout ce qu'il leur arrivait son étreinte fut aussi chaleureuse et pleine d'amour qu'au premier jour mais cette fois si le père libérait une larme, ce n'était pas de la joie mais belle et bien de la tristesse. Un soldat, un grand générale selon les insignes que portait son uniforme, vint les séparer.


“Mon roi! Il n'est pas trop tard pour stopper cette folie! Tout ce qu'ils veulent... c'est sa vie! Nous ne pouvons sacrifier le royaume pour une seule vie! Nos hommes meurs à chaque seconde par sa faute...”

On ne le laissa pas finir sa phrase, Vangard était arrivé derrière lui et lui avait ceinturé la gorge de son bras. Par un jeu de pression, il le força à ce mettre à genoux, son visage s'empourpra, il suffoquait.


Tu as encore le choix de t'excuser ou bien de rejoindre le camps de ceux qui nous assièges... mais tu ne sortiras pas vivant d'ici!
_Vangard! Il n'est pas question de se battre ici! Lâche le donc!

L'ange sembla hésiter. Les muscles de son bras relativement volumineux se contractèrent une seconde, puis lachèrent la pressions qu'ils exerçaient et le générale s'écroula le souffle cour. Vangard était sans doute l'ange le plus corpulent que Raphaël ait put voir. Sa seul musculature dissuadait la plupart de ses adversaires et ses pouvoirs magiques était tout sauf sous estimable. Il se recula, fit onduler ses ailes d'une étrange lueur pourpre qu'il referma sur lui comme une cape et s'adossa à un mur. Le militaire se releva avec peine. Son cou gardait une marque impressionnante qui semblait avoir été brulé à vif, il se frotta la gorge, réprimant une expression de douleur, baissa la tête, s'excusa d'une voix soudainement rauque et disparut. C'était à Raphaël de faire ses excuse, s'excuser et s'informer, sur lui, le royaume, les cause de tout ce qui leur arrivait. Il se détacha lentement de son père avant de parler.

Père... Je sais que tout le monde pense que tout est de ma faute... je me rend compte à présent que la haine que l'on me voue n'est peut-être pas infondée, je tiens vraiment à ... à m'excuser... m'excuser de vivre parmi vous, de susciter votre clémence et votre amour alors que je détruit votre monde. Mais avant... avant que tout ne finisse, je veux... je voudrais que l'on m'explique... Pourquoi? Que veut dire cette malédiction? Qui profite de cela? N'était ce pas inévitable? Y-a-t'il encore une chance de renverser le cours des chose?

Alors que les interrogation sortaient en vrac par sa bouche, que sa révolte se libérait et l'envahissait, il sentit également toute la tristesse qu'il conservait se déployer en lui. Sa rage et son désespoir prenaient possession de lui, une larme coula dans les sillons que la haine creusait sur son visage, puis une autre, et encore.

Pourquoi? Pourquoi? Tout allait bien ce soir encore, comment tout ceci put arriver si vite? Et pourquoi ils font ça ?

Il se prit la tête entre les mains et hurla.

Pourquoi?
_ Raphaël... je ... sache que tu n'est responsable de rien. Ta naissance n'était que le coup d'envoi... c'est ce que dit la prophétie. Ta mort n'aurait rien changé...

Le roi s'approcha de son fils qui était toujours fou de rage.


Et la malédiction hein? C'est quoi cette malédiction alors?
_ Je... Yasull connaissait la prophétie. Il savait que le royaume chuterait et que... seul t'a vie s'en sortirait. Tu étais... tu étais destiné à être la fin de notre ère de vie. Le survivant. C'est pourquoi je chéris ta vie plus que toute autre et que je donnerais la mienne pour la protéger. Quand tout sera fini.... il n'y aura plus que toi.. toi et Yasull... il ne t'a pas maudit... il a lié sa vie à la tienne!... je le sais à présent, il n'a jamais parlé mais c'était inscrit en toi... toi seul peut briser ce pacte maudit!


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MessageSujet: Re: Monarch   Dim 9 Sep 2007 - 0:26

Seconde partie:
Révélations


Raphaël se protégea le visage d'une bourrasque qui menaçait de projeter du sable dans ses yeux. Depuis qu'ils étaient coincés dans ce désert, prit dans une tempête de sable la situation empirait d'heure en heure. La caravane était cette fois belle et bien bloquée. Ulrich approcha avec la lenteur caractéristique de sa démarche de vétéran. Le vent souleva ses cheveux dévoilant son visage balafré. Il n'avait plus besoins de se protéger les yeux depuis la chute du royaume... des yeux, il n'en avait plus, plus que deux fentes cousues de fil noir. Derrière lui la dizaine de rescapés qui voyageaient pour la plupart sur des brancards semblait en bien pire état encore. Si le prince se sentait déjà coupable de la mort de son peuple, il s'en voulait encore d'avantage d'être le seul ressortit parfaitement indemne de ce désastre.


*
* *


La rébellion s'était emparé de presque toute la ville l'incendiant et la détruisant de part en part. Les factions d'insurgés avaient envahis progressivement le palais, les souterrains, détruisant les obstacles à coup de magie et causant d'irréparables dommage dans la superstructure de l'ensemble. La ville volante des anges avait donc lentement commencer à chuté, traversant les nuages et se désagrégeant progressivement. La rébellion n'avait même pas eut le temps d'atteindre ce qu'il restait de la famille royale, les bâtisses s'étaient toutes effondrées les unes sur les autres, piégeant les combattants quelque soit leur camps et accélérant encore la déchéance de la cité. Ils étaient plus d'une centaine à être sortit de la ville par en dessous. Les souterrains menant sous la plaque minérale qui soutenait l'ensemble et se fissurait progressivement. Esquivant tant bien que mal les bloc rocheux qui pleuvaient en abondance il s'extirpèrent du cercle de destruction.Raphaël en tête, tout juste suivit de Vangard et de son père. Ils s'étaient retourner cherchant un ultime moyen d'aider ceux qui s'y trouvaient encore. Soudain on aperçu Jormungan, le domestique et en cet heure sombre, le grand ami du Roi avait prit un peu de retard sur le groupe. Quelques gravas l'avaient percuté, il avait perdu en vitesse et semblait menacé. C'est alors que contre toute attente le Roi s'était jeté à nouveau sous la masse qui tombait, risquant sciemment sa vie. On ne le reverrait plus. La muraille venait de céder et s'écroula d'un coup formant un infranchissable rideau de débris. Le groupe dépiter observa les derniers instants de la ville. La plaque se disloqua lentement, se brisant en deux et semblait retenue par le centre. Les dernières construction s'effondrèrent les unes après les autres, le palais comprit qui s'affaissa sur lui même. La suite fut très rapide, les gravas prirent subitement de la vitesse, accentuent encore le grondement assourdissant que produisait la chute de tant de matière. On perçu le bruit caractéristiques de débris dans l'eau, la mer bouillonnait accueillant chaleureusement ces nouveaux arrivant. La poussière enfin retomba, l'eau se calma, et bientôt il ne restait que des poutres, d'entiers morceaux de charpentes flottant négligemment à la surface, la ville n'était plus.
Alors privé de foyer, de but, privé de nation, les quelques rescapés se lancèrent à la recherche d'une nouvelle terre. Survoler la mer, atteindre la rive, il leur en couta la vie de nombre des leurs, et alors qu'enfin le repos leur était permit, ils tombèrent dans l'embuscade odieuse d'un groupe de rebels. Ici encore ils venaient les combattre, leur peuple était si divisé, si corrompu, que même ayant perdu tout espoir les combats poursuivaient. Il fallait absolument s'assurer que les anges n'aient plus la moindre chance de refaire surface. Il ne devait pas y avoir de survivants. Pas un seul... excepté lui, c'était ce que lui avait dit son père. Ses dernières paroles résonneraient éternellement dans son esprit:


Je veux que tu vives, que toi seul vive! Notre peuple à causé sa propre perte, notre vanité nous a précipité vers notre déchéance. Tu sais les peuples qui vivent en bas, nous sommes éternels pour une raison, nous devons les défendre contre les démons, c'était le pacte que nos ancêtres on fait lorsqu'ils ont gagné leurs ailes avec la vie éternelle. Nous ne les protégions plus depuis si longtemps, aujourd'hui leur race aussi est en péril parce que nous n'avons pas agit, nous avons mérité notre mort et aujourd'hui je sais qu'elle est inéluctable. Vis, car toi seul a échappé à la malédiction, vis et agis, fait ce que nous n'avons pas fait. C'est à toi qu'il incombe à présent de racheter nos fautes.

*
* *


Raphaël?

La voix d'Ulrich le tira de ses pensés. Il regarda son protecteur et ami, les yeux emplis de tristesse puis se ressaisit, repensant à sa mission. Il devait se montrer fort, assez fort pour guider les dernier des siens vers une terre meilleurs, finalement accomplir les dernière volontés de son père et sauver les peuples de Terre du fléau que les siens n'avaient pas su ou plutôt pas voulu arrêter. Lui même n'y croyait pas encore tout à fait. Il s'imaginait mal voir ceux qui le suivaient encore s'éteindre les uns après les autres et pourtant... pourtant ils étaient bien partis pour. Il ne s'imaginait pas non plus combattre les démons, ces créatures qu'il ne connais pas encore mais qui lui d'ors et déjà répugnantes. Peut-être suffisait-il de faire preuve d'optimisme, en dernier recours, peut-être que même devant la mort...


Tu sens Ulrich, tu sens ce vent puissant qui ne porte que du sable? Tu sens cette chaleur qui nous écrase à longueur de journée? Le monde du bas n'est qu'un désert aride que nous parcourons sans succès depuis des ans.
_Oui...
_Tu sais, je pense que nous en aurons bientôt finit, tu dois le savoir toi, des étendues verdoyantes nous seront offertes, bientôt, nous devons continuer, nous le savons tous.
_Mon prince... Vous y enterrerez nos dépouilles... Le maitre aquamage est mort, dans ses dernières forces ils nous a donné de l'eau pour deux ou trois jours.

Raphaël baissa la tête, c'était inévitable, son père l'avait prévenu, il était destiné à être le seul survivant. Il regarda à nouveau Ulrich dont le stoïcisme emprunte d'indifférence n'avait jamais faiblit. Ulrich savait que la mort l'attendait et l'attendait pour bientôt. Tout comme l'aquamage il dépenserait ses dernières forces à aider son Prince, son Roi à présent affin que ce dernier vive selon la volonté de son père. Vangard et Ydrill savaient aussi, ils mourraient pour leur prince sans se soucier d'eux même car ils étaient condamnés. Vangard possédait déjà plusieurs blessures profondes qui ne guérissaient pas, Ydrill se rationnait à un tel point qu'il se desséchait et risquait sa propre vie. De l'optimisme...


Quand la tempête diminuera, nous partirons... seulement nous. Les autres ne tiendrons pas la fin du voyage, nous ne pouvons pas nous encombrer de ceux qui ne volent plus...

Le prince se mordit la lèvre, une goute de sang perla et coula le long de son menton. Les abandonner. Il savait déjà que vivre à un tel prix lui porterait sur la conscience jusqu'à la fin. Il savait aussi que jamais il ne faiblirait, qu'il préférait subir toutes les souffrances plutôt que de laisser les siens être morts en vain pour lui. Une larme vint bientôt se mêler au sang.

Cela aurait été la volonté de votre père...

Il inspira longuement refusant de montrer le moindre signe de faiblesse, il fit dos aux derniers des siens et posant avec difficulté sa respiration il articula lentement.


Je... Je sais... Ulrich... Je sais
*
**


La tempête stoppa le lendemain, Elle avait en partie enterré la caravane et avait fait deux nouveaux morts redoublant d'intensité juste avant de céder, Ydrill parmi eux. Vangard qui se nommait à présent lui même l'estropié s'occupa personnellement de la sépulture de son ami et veilla jusqu'à sa propre mort deux jours plus tard. Le prince et son gardien partirent le plus tôt possible, emportant avec eux une partie des réserves d'eau. Chacun de ceux restés les avait encouragé à prendre toutes ces ressources, seul Raphaël refusa et on accepta sa volonté. Il fit personnellement ses adieux à chacun de ces demi-survivants. Cette fois aucune larme, seulement beaucoup de regrets. Il leur promit de revenir, une promesse faite autant à lui même qu'à eu, il reviendrait et leur offrirait une sépulture digne des plus grands héros de son peuple. Ulrich n'eut pas à le tirer, ils se mirent tout deux en route sans se retourner, sans penser ni à eux, ni à ceux qu'ils laissaient, pensant seulement à leur but.

Leur But, son but en réalité car Ulrich n'était pas impliqué. Il y pensa pendant la semaine que dura le restant de voyage. Le destin... Tout semblait écrit et les prophéties se réalisaient avec une exactitude décourageante. On n'échappait donc pas à son destin. On pouvait lui survivre, l'accepter et lui donner un sens, ou bien... ou bien y succomber. Il ne semblait pas y avoir d'autre alternative. C'était si paradoxales que des êtres aussi libres qu'eux, à qui appartiennent ciel et terre, soient en fait les esclaves impotent d'une entité supérieur et impersonnelle. Le destin. Le paysage se métamorphosa avec une lenteur désespérante tendis qu'ils avançaient, que les jours se succédaient. On vit ici de l'herbe recouvrir le sable, là bas un arbre mort et à l'horizon des monts se dessinaient avec grâce. Un point d'eau, enfin, se présenta bientôt à eux. Le lac était peu large mais assez profond, creusé dans la roche et cerné d'arbres feuillus haut et chétifs. Ils s'y posèrent lentement, se mettant à l'ombre d'un rocher. Et sans plus attendre plongèrent leurs mains dans l'eau et s'abreuvèrent longuement.


Monarch!

Sursautant, Raphaël se redressa, l'eau lui dégoulinait encore de la bouche. Il entendit le tintement caractéristique de l'épée longue d'Ulrich s'extirpant du fourreau, leva les yeux vers celui qui venait de les interpeler. Il se tenait juste au dessus d'eux, flottant dans l'aire, porté par deux ailes de lumière qui semblait absorber toutes couleurs. Ses bras ouvert se voulaient accueillant mais une lance tenait dans une de ses mains, pas n'importe quelle lance. Ulrich se pencha à son oreille.

C'est la lance de Vangard, je ressent son aura... méfions nous!
_Qui êtes vous?

Le personnage descendit lentement et se posa sans le moindre battement d'aile à la surface du lac. Il émit un ricanement sinistre. Son visage disparaissait entièrement derrière un masque odieux formé d'un crâne encore sanglant.

Qui je suis? Cherche petit Monarch, cherche dans tes souvenirs, oui souviens toi! Tu me connais aussi bien que je te connais... Monarch, nous sommes identiques!
_Je connais cette voix...
_Vous... Vous n'êtes pas réellement un ange!
_Ah oui? Tu en es sur? C'est juste, je ne suis pas... je ne suis plus un ange mon petit”

Soudainement Ulrich saisit Raphaël par le bras et se plaça entre les deux personnages. Il connaissait cette voix, il le savait et s'en rappelait à présent. Tendis que cet homme, pénétré par effraction dans la demeure royale, proférait l'horrible malédiction, lui Ulrich s'était jeté sur le félon. Cette voix. C'est cette voix qui avait prononcé la malédiction, cette voix qui avait divisé le royaume, cette voix qui avait refusé de parler pendant tout ce temps. Cette voix qui n'apportait que perfidie et perversion.

Yasull, maudit des maudits, comment oses-tu aujourd'hui encore te présenter devant nous?
_ Aha Ulrich, n'est ce pas à moi de poser cette question? Toi... toi qui m'a hôté la vie ce jour là... Tu m'as tué une fois Ulrich en me coupant mes ailes, aujourd'hui... aujourd'hui ce n'est plus à toi de poser cette question!

Ulrich prit subitement son envol, chargeant sur Yasull qui s'élevait dans un même temps. Les deux anges gagnant de la hauteur offraient une plus libre expression à leurs pouvoirs. D'un coup les sors fusèrent de part en part, les explosions se succédèrent, une masse nuageuse se forma progressivement aux dessus des deux personnages qui s'échangeait éclaires et boule de feu. Yasull se déplaçait avec plus d'agilité c'était certain, il n'avaient pas même besoins de se servir de ses ailes et lévitait sans difficulté atteignant parfois des vitesses impressionnante. Raphaël refusa d'observer seul ce combat sans agir, il s'élança à son tour, rejoignant la sphère de magie en quelques coups d'aile. Alors Ulrich le sondant de toute sa cécité tendit vers lui sa paume, un fraction de seconde d'incompréhension de la part du prince, un éclaire en sortit et le frappa de plein fouet. Le message était claire. Alors que sans pouvoir réagir, il retombait vers le lac, le prince savait que ce combat n'était pas le siens, son but est autre. L'eau amorti sa chute, il s'en extirpe avec difficulté inspirant bruyamment et regagne tant bien que mal la rive. Seul et paralysé, il voit, il voit Ulrich parant tant bien que mal les attaques successives d'un ennemis plus fort que lui. Il tournent l'un autour de l'autre, s'échangent quelques sors et soudain un éclaire le désarme, son épée longue tourbillonne en l'aire et sort du champ de vision. La lance fuse alors et le transperce. Raphaël veut protester, déployer ses ailes et monter au secours de son gardien mais ses forces l'en empêchent, le combat ne peut pas se terminer ainsi. La lance s'enfonce plus profondément encore, arrache la chaire. La paralysie diminue, il se lève, il hurle, sa propre voix lui arrache les tympans. Ulrich tourne la tête vers lui, son visage n'affiche ni tristesse, ni déception. Son visage est le même que celui de son roi, il lui dit vit, vit c'est n'est pas encore ton tour... Alors le gardien attrapa son ennemi d'une mains, posa l'autre sur sa poitrine, l'incantation fut instantanée, il se mit subitement à rayonner, une lumière vive s'échappa de son corps meurtris puis un flash puissant illumina une seconde les environs, sembla englober le monde absorber la matière et la faire disparaitre avec lui. Quand il put à nouveau porter son regard, Raphaël vit le corps fumant de Yasull chuter au loin. Ulrich avait disparut. C'était donc là son ultime action. C'était à présent à son tour d'agir. Il devait finir ce que le gardien avait commencé, abattre Yasull et par sa mort se libérer de la malédiction.


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MessageSujet: Re: Monarch   Dim 9 Sep 2007 - 0:27

Troisième Partie:
Mise à Mort


Raphaël, Monarch, Raphaël, ses pensées s'entremêlent, quelques flash soudains emplissent son esprit et le laissent confus. Intérieurement il n'a plus qu'une certitude. Il, lui, Yasull, le félon n'est pas mort. Il le sait, connait la prophétie lui seul, prince et dernier représentant de son peuple, peut l'abattre. Son regard balaie alors rapidement la zone autour de lui. La paralysie qui le contraignait l'a libéré subitement alors qu'Ulrich quittait définitivement ce monde. Ce gardien à l'aspect pourtant éternel n'était plus, et cela avait rompus le sort. Pas seulement le sort, son esprit serait à jamais taché de cette vérité indélébile, même lui, Ulrich le gardien, était mort. Il ne subsistait en ce jour que son épée légendaire, cette arme qui avait déchut tant d'ennemis et par maintes fois fait briller la justice. Elle allait aujourd'hui, par la main du prince accomplir un dernier acte. Raphaël devait simplement la retrouver, prendre son envol la saisir et l'abattre. Un battement d'aile le souleva il prit un peu de hauteur, humant l'air encore chargé de magie. L'arme. L'arme était là, planté à moitié dans le sol, il fondit, jetant un regard inquiet à Yasull qui ne s'était pas encore relevé. Sans même mettre pied à terre, il empoignant le long manche à deux mains, donna de furieux battement d'ailes pour s'élever. C'était une lame incroyablement lourde, presque aussi longue que lui et dont le caractère magique n'était plus à démontrer. Elle s'extirpa du sol dans un tintement cristallin. La démarche pataude, alourdi par ce nouveau fardeau, il se dirigea tant bien que mal vers son ennemi ultime.

Le prince se posa à quelques mètres du félon, la pointe de l'arme heurta le sol mais il la reprit vite en main et raffermit sa prise sur l'épée longue qu'il brandit de toutes ses forces. Prêt à donner le coup de grâce il avança vers Yasull. Le félon était étalé sur le sable dure, son corps carbonisé à bout de force était désarmé et il n'y avait plus de traces des ailes de lumière qui le portaient. C'était une carcasse difforme ne répondant plus à aucun critère anatomique. Les cavités sanglantes noircies par le feu succédaient aux excroissances étranges et le tout collait à un squelette presque apparent dont les anormalités étaient à palir. Voyant Raphaël venir, Yasull, usant de ressources improbables et contre toute logique et même contre toute lois anatomique, bougea lentement, gémissant et se redressa petit à petit. Son visage à découvert n'était qu'une atrocité, balafré, mutilé, un masque de terreur sans expressions et sans profondeur. C'était un démon de noirceur.

Aaah Monarch

Sa voix avait faiblit, n'avait plus rien de la puissance magique dont il avait fait démonstration. Il était pareil à un vieillard agonisant, suant son essence vitale par tous les pore de sa peau déchirée. Cette voix rauque était une insulte à la vie, un entre las de malveillance sournoise qui s'attaquait directement à l'esprit.


Monaaarch,... tu es venu mettre fin à la malédictiooon? Ne fais pas cette erreeeuuur !

Il toussa, un filet de sang coula de sa bouche difforme. Il n'avait pas même la force de l'essuyer.

Monaaaarch, le monstre que tu vois est le produit de tes semblables... vois moi par dela les apparences, si j'ai agit ... c'est uniquement pour prétéger ma propre viiie, c'était la seule façon de contourner la prophétie!
_Tais toi horrible débrit!
_Tu connais cette prophétie, ton père... ce roi hypocrite... t'en as forcément parlé !
_Félon ! Tes paroles sont le pire des poisons!
_Non atteeend, ne me tue pas... écoute au moins ce que j'ai à dire ! J'ai agie de façon tout à fait légitime Monaaaarch...

Les mots s'infiltraient dans chacune de ses pensées, perturbaient sa propre réflexion et s'incrustaient en substitut de ce qu'il croyait vrai. Il avait d'un seul coup la certitude que tuer Yasull serait le pire préjudice qu'il puisse faire à son peuple et que sa survie passait par sa propre mort. Il devait mourir c'était à présent si évident.
L'arme décrivit une large courbe et s'abbatit dans un bruit mat sur la tête du déchu qu'elle fendit du haut du crâne au menton. Le prince lâcha immédiatement l'épée qui au lieu de rester ficher dans le corps du félon tomba lentement entrainée par son propre poids. Il fit quelques pas en arrière, observa ses mains comme si elles étaient les coupables de son actes. Que s'était-il passé? Une vie, il venait d'ôter une vie. Les pensées commencèrent à s'entremêler l'accusant puis le disculpant puis il se souvint de sa “mission”, des autres qu'il avait laissé mort et qu'il avait tuer aussi d'une certaine façon.


*
* *


Bill sortit de la cellule l'aire dépité, il regarda Harod et le bref échange qu'ils eurent en disait long; si long. Demander la confirmation d'un fait si évident paraissait si désespérément futile et irrationnel et pourtant, résister à tant de tortures, cela semblait si improbable, un peu d'irrationalisme n'était donc pas si grave, surtout quand il s'agissait de lancer la conversation. C'était un peu comme si malgré tout il subsistait un peu d'espoir.

“Il n'a pas parlé hein...”

Quel acharnement, l'ultime épreuve de sa vie, échouée pleinement et il fallait encore qu'on enfonce le cloue, il fallait encore que chaque visage dépité anéantit lui rappel éternellement son échec. Nul erreur, seulement de la faiblesse, de l'incompétence. Il avait beau se dire qu'aucun autre n'aurait réussi là où il avait échoué, le cout morale de cet échec le rongerait et pas seulement pour le préjudice causé à son égo mais avant tout pour celui causé à son roi. Sa réponse sortit comme dans un soupire.

“... Non”

Harod souffla longuement. Il connaissait cette réponse avant même de poser cette question et elle l'engageait, moins pour ce qu'elle impliquait que parce qu'il aurait aimé se tromper. Il saisit lentement l'épaule de son collègue et le regarda fixement.


“Ne t'inquiète pas va, c'est pas parce qu'il a pas parlé qu'il a pas souffert, ”

lâchant un instant la pression de son regard, il cracha et s'ébroua. Si son ton se voulait peut-être réconfortant ou ne serait-ce que complaisant, sa haine et son mépris transformaient chacune de ses paroles.

“Et ce fumier.. ce félon, on va le crever, je le jure il a pas finit d'en baver! Eh vous deux! Venez par là”

Les deux gardes approchèrent, Harod lâcha son collègue lui adressant un sourire ambigu, puis d'une seul main poussa la lourde porte de la cellule et entra suivit de ses acolytes.

“On en a pas pour longtemps, c'était la consigne, l'abbatre s'il ne parlait pas.”

Quand les trois anges furent entrés Harod referma la porte de l'intérieur. Bill perçut le tintement du lourd battant métallique, observa un instant la porte. À l'intérieur déjà les cris s'élevaient, la voix d'Harod, des bruits de violences, de souffrances. En fin de compte Yasull aurait eut ce qu'il méritait et c'était peut-être suffisant. Il attendit quelques minutes. Les cris cessèrent, quelques rires et jurons résonnèrent encore avant qu'Harod ne réapparaisse dans l'embrasure de la porte les mains tachées de sang essuyant son épée avec un morceaux de tissus déjà rouge. Il ricana, renvoya les gardes à leur poste.


“Voilà si tu veux constater la mort du condamné...”


Dernière édition par le Mer 12 Sep 2007 - 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Monarch   Dim 9 Sep 2007 - 0:28

épilogue:
Déchéance


Monaaaarch...

Il se leva lentement les bras de part et d'autre de la tête comme si se bouchant les oreilles il n'entendrait plus les voix qui martelaient son esprit. Tout en lui n'était que chaos et même ses yeux lui donnaient une vision terrifiante. Il ne percevait presque plus aucune lumière, en plein jour, sentait partout autour de lui des sources de magie sombre extrêmement négative, une puissance qu'il ne connaissait pas et qui dés à présent le répugnait. Il marcha un peu, explorant ce monde inconnue, fait d'énergie et de ténèbres. Cependant plus il avançait plus les lieux lui paraissaient oppressant, insupportable. Il était complètement perdu, sans le moindre repère. Un vent glacial chuchotait à son oreille, lui susurrait des mots incompréhensibles chargés de sarcasmes et de haine. Petit à petit il se recroquevilla sur lui même, tenta d'éloigner par le replis les ondes toujours plus malsaines qui virevoltaient allègrement autour de lui. Il voulu hurler mais ne perçut qu'un échos lointain de sa voix. Il ne comprenait pas, se croyait bêtement dans un rêve dont le surréalisme troublant lui hottait ses certitudes. Il savait intérieurement que c'était faux, que tout ceci était réelle.

Monaaarch...

C'était une épreuve, une épreuve dont il ne saisissait pas le sens et où personne ne pouvait l'aider. Il frappa le sol, laissant sa rage emplir son corps, quand son poing heurta la pierre il ne sentit qu'une vague sensation de contacte. Son esprit semblait quitter lentement son corps, se détacher et laisser dans ce monde de magie son enveloppe charnelle. Il se saisit lui même les bras, le torse, s'enlaçant de ses propre membre comme si cela allait arrêter le processus mais non. Il avait de plus en plus l'impression de s'étioler de quitter le sol et de se voir de l'extérieur. Sa vue se troubla encore d'avantage, il perdait tout contrôle sur son propre corps et bientôt il sut qu'il n'était plus rien, plus qu'une âme perdue dans le spirituel. Il n'était pas encore prêt.

La vision se dissipa subitement alors qu'il venait de perdre tout espoir. Il ouvrit les yeux en un sursaut et constata qu'il était allongé sur un sol dur et poussiéreux. Face à lui planté dans la terre rocheuse, les armes d'Ulrich et Vangard, semblaient représenter une sépulture ancestrale. Le corps de Yasull avait totalement disparut.


*
* *


Voilà à présent plusieurs années qu'il parcourait un monde qu'il découvrait chaque jours. Comme il l'avait prédit le désert avait laissé place à une steppe rase puis une petite chaine de montagne et bientôt un monde beaucoup plus accueillant. Un monde de vie et de diversité où se côtoyaient toutes sortes de plantes et d'animaux. Comme tout ange de sa catégorie il avait beaucoup apprit dans les livres de ce monde terrestre qu'il n'avait avant la chute de sa cité, jamais foulé. Il connaissait les oiseaux, ces êtres au corps étrange affublé d'ailes semblables aux siennes, il connaissait les loups, il savait que les hommes avaient fait des villes un peu comme la sienne qu'ils y vivaient dans une paix relative et qu'ils côtoyaient plusieurs autres races. Une cohabitation qui semblait très particulière mais qui marchait malgré tout aussi il ne se posait pas de question. Ayant passé un col très abrupte il eut subitement une vue d'ensemble de toute cette abondance, cette luxuriance. C'était donc là le royaume qu'il se devait de protéger, ce pour quoi les siens étaient morts.
Il descendit des montagnes, planant lentement au gré des courants ascendants pour économiser ses forces déclinantes. Il avait en plus par sa hauteur une vue globale de la plaine et repérant les villages rapidement il amorça immédiatement la descente vers le plus proche. Ces long vols au gré de l'air lui était assez inhabituels mais son corps était fait pour cela, ce n'était qu'un coup à prendre. C'est au moins ce qu'il se disait alors que l'air même forçait sur ses ailes déployées et lui engourdissait les épaules. Il aurait été idiot d'attraper une crampe à ce moment décisif de la descente, descente qu'il ne maitrisait d'ailleurs pas encore très bien. Sa trajectoire dévia lentement et devint bientôt presque horizontale. Légèrement incliné d'un côté il plana sur les cinquante derniers mètres en cercles concentriques conservant ainsi beaucoup d'énergie. L'atterrissage fut brusque, ses jambes le reçurent avec mollesse et il heurta le sol.
Le village était très proche, composé seulement d'une grappe de maisons toutes anciennes et délabrées, des bâtisses en bois tournées les unes vers les autres, enfoncées dans leur clostrophilie à la manière d'un bastion de bois et de chaume. L'entrée même était un goulot peu rassurant, cint de pins qui se fondaient à la pierre et aux maisons proche formant d'eux même une muraille. Il n'y avait en revanche nul porte, nul garde et toute l'ingéniosité qui avait été déployée dans cet ouvrage n'était finalement qu'une précaution superflue et inexploitée. Il avança encore examinant cette architecture qui lui était encore parfaitement inconnue. Bientôt il était dans la première ruelle, étroite et déserte elle aurait put lui faire penser à celles de sa ville natale si les habitation avaient étés plus hautes et moins rurales. Un détail attira immédiatement son attention, les portes étaient toutes ouvertes, enfoncées brisées, il y avait de nombreuses traces de brulé, larges auréoles noir, et surtout il régnait une étrange odeur de putréfaction. Il s'était passé ici quelque chose de mauvais. Explorant rapidement les alentours, il découvrit partout dans le même spectacle de désertion, délabrement et cette indication olfactive qui ne trompait pas annonçant la présence de cadavres. Ainsi la guerre n'avait pas non plus épargné ces lieux d'apparence pourtant paisible. Il découvrit rapidement et avec frayeur la population du villages, entassée comme de la paille au centre de leur bourgade. Une nuée d'insectes, une marre de sang et une montagne d'atrocité. Ce spectacle ne parvint qu'à lui arracher un rictus de dégout et de dépit. Il ressent une grande lassitude, commençant à entrevoir la difficulté de sa mission. Il soupira longuement, toussa sous l'effet de l'odeur presque insurmontable. Il n'avait plus rien à faire ici, il était arrivé trop tard. Il se mit donc en marche s'éloignant de cette horreur.
Des démons, des démons sont passés par là. Il n'en a encore jamais vu, ignore tout de leur forme et de leurs pouvoirs mais il sait, il sait que ce sont eux et qu'il les reconnaitra en temps voulu, que leur vie ne lui échapperons pas, il sait pourquoi il est à présent le seul de sa race décadente à pouvoir fouler à cette terre. Il chassera les démons, il les chassera toute sa vie durant, protègera les humains, malgré eux, de cette menace et vouera sa vie déchue à cette seule fin. Il est à présent définitivement un être de terre, comme ses ancêtres étaient des êtres du ciel. Il se nomme Monarch, Monarch le solitaire, chasseur de démons et gardien des peuples de terre.


...


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MessageSujet: Re: Monarch   Sam 15 Sep 2007 - 12:58

Ici commence l'histoire de Monarch

(fiche perso terminée)
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MessageSujet: Re: Monarch   Sam 15 Sep 2007 - 13:54

validé, de l'experience s'en suivra pour la longueur
et je ferait uune nouvelle regle pour l'xp pour les fiches persos...

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Arganalth le sage
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MessageSujet: Re: Monarch   Ven 21 Sep 2007 - 20:32

810 xp /1000
J'attend la confirmation d'oromis

EDIT ROROMIS: Je confirme


edit:edit:suite à la supresion de la limite d'x, l'xp est de 3999.99999 4000 au lieu de 810

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MessageSujet: Re: Monarch   

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